Pascale Sourisse est une femme étonnante. Quand elle passe la porte, il y a tout son charisme avec elle, une certaine forme de sévérité aussi. Vite, vous sentez que vous en tenez une, une femme vraiment libre. Elle vous dit, du haut du CAC40 : « depuis le départ j’ai toujours cherché à suivre mes envies, mes passions et les postes qui me plaisaient le plus ».

Dame de fer ou dame de pique, elle vous lâche « je suis quelqu’un qui aime beaucoup gagner ». Et on adore l’entendre nous parler de victoire et d’envie, on adore quand les femmes arrêtent de se cacher derrière le soin des autres et le travail en équipe… Gagner avec son équipe, oui, mais gagner d’abord. Bien sûr elle sait qu’on ironise à son propos : elle se comporterait comme un homme. De l’autorité, du leadership, dure en négociation de très gros postes. Elle sourit, elle le prend comme une forme de reconnaissance. Parce qu’elle ne laissera rien de puéril se mettre entre elle et sa passion. Vous cherchiez des role model ? On en tient une.

On lui demande si elle est féministe. Absolument, répond-elle. On a commencé l’entretien avec un sentiment un peu cérémonieux. Thales, un étage élevé à la Défense, une femme iconique. Quand on reprend l’ascenseur, l’emphase est tombée. Parce qu’évidemment, c’était couru d’avance, Pascale Sourisse est d’abord une femme pleine de charme. On s’était encore fait avoir par la brigade des langues de putes patriarcales.

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©Michelle Podcast