Inna Shevchenko est une icône vivante. Il s’en est fallu de peu : « je sais d’expérience que pour certains, il est plus facile de tuer que d’accepter que les femmes reprennent possession de leur voix et de leur corps pour défier leur morale ».

Inna Shevchenko est la fille de Barbie et de Staline, et elle veut liquider ses deux parents : « le patriarcat a été érigé sur le corps féminin. C’est donc avec nos corps, sur ce champ de bataille précisément, que nous pouvons détruire le patriarcat. Un corps actif et non passif, un corps qui bouge, qui crie, un corps en colère qui ne sourit pas. » On lui reproche souvent d’être trop ambitieuse. Mais la ficelle est un peu grosse, l’injonction un peu trop grossière. Ça les arrangerait bien.

Quand elle arrive, vous savez d’Inna Shevchenko qu’elle milite en se dénudant. Rien ne vous prépare à l’acuité de son intelligence, à la pudeur et à l’élégance de ses confidences. Elle vous dit qu’on lui a enseigné la compétition entre femmes et qu’elle considérait son propre corps comme un objet sexuel. Depuis, pour se libérer, elle crie « Mort au Patriarcat », et soudain, en arrière-plan, vous entendez qu’elle murmure sa soif de sororité, d’entraide et d’exultation partagée.

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©Michelle Podcast