Christiane Lambert est la voix des agriculteurs français, mais aussi la voix, plus lointaine, plus précaire, des agricultrices. Son parcours ? « Lorsque je disais que je voulais être agricultrice beaucoup me disaient mais non tu es une femme tu n’y arriveras pas, tu ne trouveras pas de terre, tu n’auras pas la confiance du banquier, c’est trop dur, c’est un métier d’homme ».

La présidente de la FNSEA est une femme puissante. Elle vous regarde, vous demande qui vous êtes. Qu’est-ce que vous faites dans son bureau. Puissante parce qu’elle est ancrée sur ses terres, avec ses animaux, au chevet de sa passion. Puissante parce qu’elle ne doit rien à personne, tout à son bon sens. Puissante enfin parce qu’elle se bat pour les siens, son mari et ses enfants, mais aussi les agriculteurs prisonniers des choix de consommation français, et parmi eux les nouvelles générations d’agricultrices à la vocation bien trempée. Du bio, du technologique, de l’exemplaire. Une féminité conquérante et autonomiste.

Être une femme ? Elle ne se pose pas la question. « Je me lève, je respire, je travaille, je suis épanouie dans ce que je fais. Je veux me réaliser et vivre à fond mes passions. Je ne veux pas vivre en seconde classe et mourir en première classe ». Son courage, sa droiture crèvent l’écran. Son émotion, sa tendresse, juste derrière, à petits pas. On l’aimerait presque comme une mère.

 

Partager l'épisode sur les réseaux sociaux !
Comments have been closed.
©Michelle Podcast